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You are currently viewing 19 raisons de ne pas adopter un Teckel : les pièges à connaître avant de craquer

Il est facile de tomber sous le charme de ce chien saucisse à la démarche chaloupée et au regard implorant. Sa popularité explose, mais derrière cette bouille adorable se cache une réalité bien plus complexe. Adopter un Dachshund n’est pas une décision à prendre à la légère. Ce petit chien possède un caractère et des besoins spécifiques qui, s’ils sont ignorés, mènent trop souvent à des regrets ou des abandons. Voici pourquoi vous devriez y réfléchir à deux fois avant d’accueillir ce compagnon exigeant.

En bref :

  • Un dos extrêmement fragile qui interdit formellement les escaliers et les sauts.
  • Un caractère têtu et obstiné qui rend l’éducation longue et parfois frustrante.
  • Une intolérance marquée à la solitude, source de destructions et d’aboiements.
  • Un budget vétérinaire élevé à prévoir impérativement (chirurgies, dents, prévention).
  • Une affection débordante qui le rend envahissant et exclusif.

Une santé fragile et des coûts vétérinaires élevés

Loin de l’image du chien rustique qui ne tombe jamais malade, le Teckel est une race qui demande une surveillance médicale constante et un budget conséquent.

1. La colonne vertébrale : le talon d’Achille du chien saucisse

C’est la raison numéro un de ne pas adopter si vous vivez dans un logement avec de nombreux escaliers. La morphologie unique du Doxie, avec son dos allongé et ses pattes courtes, le prédispose gravement à la hernie discale. Un simple saut du canapé ou une descente de marche trop brutale peut provoquer une paralysie soudaine. La gestion de ce risque est quotidienne : vous devrez porter votre chien dans les escaliers et installer des rampes partout. Une opération du dos coûte cher et la rééducation dure des mois.

2. Tendance à l’obésité et problèmes dentaires

Ce chien est un gourmand invétéré qui ne connaît pas la satiété. Malheureusement, chaque gramme en trop pèse sur sa colonne vertébrale fragile, augmentant le risque de blessure. Vous devrez faire preuve d’une discipline de fer sur les friandises, ce qui est difficile face à ses yeux suppliants. De plus, sa petite mâchoire est sujette à l’accumulation rapide de tartre, nécessitant des soins dentaires réguliers pour éviter les infections et la perte de dents précoce.

3. Un budget santé à ne pas négliger

Entre la prévention (alimentation de haute qualité, détartrages) et les risques chirurgicaux (dos, yeux), le Teckel n’est pas un chien « économique ». Si vous n’avez pas la capacité financière d’assumer des coûts vétérinaires imprévus ou une bonne mutuelle santé, passez votre chemin.

Action préventive nécessaireRisque sanitaire évité
Interdiction des sauts et escaliersHernie discale et paralysie
Rationnement strict de la nourritureObésité morbide et diabète
Brossage des dents fréquentGingivite et déchaussement
Bilan ophtalmologique régulierCataracte et atrophie rétinienne

Un tempérament de feu qui teste votre patience

Ne vous fiez pas à sa taille : le Teckel a l’ego d’un grand chien et la ténacité d’un bulldozer.

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4. Une tête de mule difficile à éduquer

Le Teckel est incroyablement têtu et obstiné. Contrairement à un chien de berger qui attend vos ordres, le Doxie se demande d’abord « qu’est-ce que j’y gagne ? ». Son éducation demande une patience infinie et une main de fer dans un gant de velours. Si vous manquez de cohérence ou si vous cédez une seule fois, il prendra le dessus. Ce n’est absolument pas le chien idéal pour un maître permissif ou inexpérimenté qui s’attend à une obéissance immédiate.

5. Les aboiements intempestifs

C’est un chien d’alerte extrêmement vocal. Son instinct le pousse à signaler tout ce qui lui semble suspect : un bruit dans le couloir, le passage du facteur ou une feuille qui tombe. Ses aboiements sont puissants et graves pour sa taille. Si vous vivez en appartement mal insonorisé ou si vous appréciez le silence absolu, la cohabitation risque de devenir un enfer pour vous et vos voisins.

6. L’instinct de chasseur et la fugue

N’oubliez jamais que c’est un terrier sélectionné pour chasser le blaireau sous terre. Cet instinct de prédation est toujours vivace. Il a une fâcheuse tendance à creuser des trous dans votre jardin (ou vos tapis) et peut décider de suivre une piste odorante sans se retourner, ignorant vos rappels. De plus, sa cohabitation avec les NACs (lapins, rongeurs) ou les chats peut virer au drame s’il n’a pas été parfaitement socialisé, car il les voit comme des proies.

Les contraintes quotidiennes de la vie avec un Teckel

Votre mode de vie doit s’adapter au chien, et non l’inverse. Le Teckel impose un rythme et des aménagements spécifiques.

7. L’anxiété de séparation : un chien « pot de colle »

Ce n’est pas un chien indépendant. Le Teckel développe un hyper-attachement envers son maître et supporte très mal la solitude. Si vous travaillez 10 heures par jour hors de la maison, attendez-vous à retrouver votre intérieur détruit ou à recevoir des plaintes pour des hurlements continus. Cette anxiété de séparation nécessite une présence importante ou des solutions de garde quotidiennes.

8. Sensibilité au climat et entretien

Étant très près du sol, le Teckel craint le froid et l’humidité qui remontent par le ventre. Il rechigne souvent à sortir sous la pluie, ce qui complique l’apprentissage de la propreté. Côté toilettage, si le poil ras est simple à gérer, le teckel à poil dur nécessite une épilation régulière chez le toiletteur, et le poil long demande un brossage quasi quotidien pour éviter les nœuds inextricables, ajoutant une charge mentale supplémentaire.

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9. La cohabitation avec les enfants

Bien qu’il puisse être affectueux, le Teckel n’est pas une peluche. Sa fragilité dorsale le rend vulnérable aux manipulations maladroites des jeunes enfants. De plus, son caractère parfois possessif et grincheux fait qu’il tolère mal d’être bousculé. Un geste brusque peut entraîner une réaction de défense (grognement ou pincement). La surveillance doit être constante pour la sécurité de tous.

Les indispensables à avoir chez soi :

  • Des rampes d’accès pour le canapé et le lit.
  • Des jouets d’occupation mentale pour canaliser son énergie.
  • Un panier confortable et chaud (type grotte).
  • Une clôture parfaitement hermétique (il passe partout).

L’envers du décor affectif

Si vous n’avez pas encore fui, sachez que ses « qualités » peuvent aussi devenir ses pires défauts au quotidien.

10. Il vous manipulera avec son regard

Le Teckel est doté d’une intelligence vive qu’il met au service de ses propres intérêts. Il sait exactement comment vous faire craquer pour obtenir ce qu’il veut, qu’il s’agisse d’un morceau de fromage ou d’une place sur vos genoux. Vous risquez de devenir l’instrument asservi à ses moindres caprices si vous ne restez pas vigilant face à ses stratégies de manipulation affective.

11. Une jalousie possessive

Il ne partage pas. Votre Teckel voudra être l’objet exclusif de votre attention. Cette jalousie peut se manifester si vous caressez un autre chien, si vous accueillez un nouveau conjoint ou même à l’arrivée d’un bébé. Il peut se montrer protecteur, voire envahissant, cherchant constamment à s’interposer entre vous et le reste du monde.

12. Il prendra toute la place (au propre comme au figuré)

Préparez-vous à perdre votre espace vital. Le Teckel a une capacité étonnante à s’étendre de tout son long dans votre lit (souvent sous la couette), ne vous laissant qu’un petit coin de matelas. Il devient rapidement le centre de la maison, dictant les horaires et l’ambiance. C’est un engagement émotionnel total : il vous donnera beaucoup d’amour, mais il en exigera tout autant, parfois jusqu’à l’étouffement.

Raisons bonus :

13. L’apprentissage de la propreté est un calvaire

Si vous tenez à vos tapis, méfiez-vous. Le Teckel est notoirement difficile à rendre propre. Pourquoi ? Parce qu’il déteste le froid et l’humidité. S’il pleut ou s’il fait un peu frais, il refusera catégoriquement de sortir faire ses besoins et préférera un coin discret de votre salon. Sa nature têtue rend cet apprentissage beaucoup plus long que pour d’autres races.

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14. Le syndrome de Napoléon (ou du petit chien hargneux)

Il ne se rend pas compte de sa taille. Le Teckel n’hésite pas à provoquer des chiens dix fois plus gros que lui (Bergers, Dogues) lors des promenades. Cette témérité suicidaire peut mener à des bagarres dangereuses s’il n’est pas parfaitement socialisé. Il peut aussi se montrer agressif ou méfiant envers les inconnus qui entrent chez vous.

15. Ce n’est pas un partenaire de jogging

Si vous cherchez un chien pour courir 10 km le dimanche, oubliez le Teckel. Bien qu’il ait besoin de marcher pour rester svelte, son dos ne supporte pas les chocs répétés de la course à pied ou les sauts d’obstacles. C’est un marcheur endurant, mais pas un athlète de vitesse. Vos ambitions sportives devront être revues à la baisse.

16. Vos couvertures et canapés vont souffrir

C’est un fouisseur né. Le Teckel adore s’enterrer sous les couvertures, les plaids et les coussins pour dormir. Mais avant de s’y installer, il a souvent le réflexe de gratter et creuser frénétiquement pour faire son « nid ». Résultat : des tissus déchirés, des housses de canapé abîmées et des draps troués.

17. Une manipulation technique stricte

On ne soulève pas un Teckel comme n’importe quel autre chien. Il est impératif de soutenir son arrière-train et son thorax simultanément pour protéger sa colonne vertébrale (la « prise porte-avions »). Si vous avez des invités ou des enfants qui ont le réflexe de l’attraper par les aisselles, ils risquent de le blesser gravement. Vous devrez passer votre temps à éduquer les humains autour de vous.

18. L’entretien spécifique (surtout pour le poil dur)

Si vous craquez pour la version à poil dur (« sanglier »), sachez qu’il ne se tond pas. Il doit être épilé (trimmé) manuellement plusieurs fois par an pour garder la texture de son poil et la santé de sa peau. C’est une technique spécifique qui coûte cher chez le toiletteur ou qui demande un apprentissage fastidieux pour le faire soi-même.

19. Une espérance de vie longue… et médicalisée

Le Teckel vit vieux (souvent 14-16 ans), ce qui est une qualité, mais aussi un engagement sur le très long terme. Ses vieux jours s’accompagnent souvent de pathologies lourdes : cécité, problèmes cardiaques et incontinence. Vous devez être prêt à assumer un chien senior dépendant et médicalisé pendant plusieurs années.